Musique de rue

Publié le par Quentin

  01.05.10

 

Il existe différentes manières de raconter une ville, de retranscrire son ambiance. La photographie est fidèle, elle décrit un visage, un geste, une luminosité dans ses moindres détails, mais si figée qu'elle perd parfois en vitalité. L'écrit bien que plus imprécis (ou plutôt pour cela même), laisse plus de liberté. A chaque blanc, à chaque lacune descriptive, l'imagination prend le relais, anime les personnages et emporte le lecteur au delà du simple texte. Mais certains lieux sont réfractaires :  ni le stylo ni l'appareil photo ne réussissent à les apprivoiser. Il faut alors trouver d'autres ruses, d'autres pièges pour les capturer. Comme l'appareil photo, le micro enregistre une réplique du réel, il regorge donc de détails mais ne brime pas  pour autant l'imagination. Ce dernier est sans doute le plus approprié aux rues cahotiques du Caire.

 

Musique de rue

 

 

La plupart de ces sons ont été enregistés aux alentours du métro Ataba, un lieu ou la frénésie urbaine est à son comble. Les cris des marchands rivalisent avec ceux des voitures ou encore celui plus mélodieux du muezzin. Si vous tendez l'oreille,  vous entendrez aussi quelques tintements. Le premier provient  des livreurs de gaz (qui vont souvent par deux), l'un conduit le cheval tandis que l'autre, assis sur la carriole, frappe les bouteilles de gaz avec un objet métallique.  Quand au deuxième, il s'agit du vendeur de boissons fraîches, il joue des cimbales en entrechoquant deux coupelles métalliques.

 

Traduction de la conversation arabe dans quelques temps  ...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article