à vélo ?

 Un vélo c'est lent, laborieux, dur dans les montées, pénible sous la pluie ... pourquoi choisir alors ce moyen de locomotion?


Libre de s'arrêter à n'importe quelle heure, de choisir une route plutôt qu'une autre; sentir le vent dans ses cheveux, ne dépendre que de la force de ses mollets ... l'effort et la lenteur sont le prix à payer pour accéder aux trésors de liberté et d'indépendance qu'offre le vélo.

Par ailleurs, la lenteur, loin d'être un inconvénient, peut comporter bien des avantages, elle permet notamment une immersion progressive dans la culture locale.
 Au fur et à mesure des kilomètres, par touches successives , changent la façon de parler, de s'habiller, de penser. Le rythme lent du pédaleur lui permet de saisir ces minuscules changements, de les comprendre et de les accepter.

A vélo, aucune carapace ni aucune barrière entre le cyclovoyageur et l'extérieur, entre lui et les autres. Les senteurs, les sons, les sourires parviennent à lui sans rien perdre en intensité. Il en est de même pour la misère et la pollution qui parfois aussi le frappent au visage.

Formidable vecteur de rencontre, le vélo attire la sympathie et ouvre bien des portes. Le cyclovoyageur et son lourd chargement aiguisent la curiosité et souvent attirent le respect de par le caractère éprouvant d'un tel voyage.

Trop souvent, dans les pays en développement, le comportement «tape à l'œil» des touristes occidentaux est choquant. Voyager en vélo permet au contraire d'aborder les gens en toute humilité, sans faire étalage de sa richesse. Les possessions du cyclovoyageur sont encore plus réduites que les leurs et sa situation davantage précaire; ainsi ils sont peu à jalouser sa condition. Débarrassé de l'image de «riche européen» un contact plus vrai, dénué de tout but lucratif peut alors s'établir.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :